CUBA, 14 de diciembre de 2017.- El XVI Consejo Político del ALBA-...

Discurso del General de Ejército Raúl Castro Ruz, Primer...

Intervention de M. Raúl Castro Ruz, Président de Cuba, au Sommet Extraordinaire de L’ ALBA-TCP consacré au virus Ébola

Chers chefs d’État et de gouvernement, et chefs de délégation;
M. David Nabarro, envoyé spécial du secrétaire général des Nations Unies;
Mme Carissa Etienne, directrice de l’Organisation panaméricaine de la santé ;
M. Didacus Jules, directeur général de l’Organisation des États des Caraïbes orientales (OECO),
Je vous souhaite la plus chaleureuse bienvenue dans notre pays à l’occasion de ce Sommet extraordinaire de l’ALBA consacré au virus Ébola, que nous avons convoqué à l’initiative du président Maduro.

Mesdames et messieurs,

La terrible épidémie à virus Ébola qui se propage actuellement parmi des peuples africains frères nous menace tous. Elle a laissé une grande quantité de cas avérés et de décès dans plusieurs pays, dont deux nations situées hors de ce continent-là.

L’humanité doit faire face de toute urgence à cet immense péril. L’ensemble de la communauté internationale doit engager des actions dans ce sens, sous les auspices de l’Organisation mondiale de la santé, de l’Organisation panaméricaine de la santé et de la Mission des Nations Unies pour l’action urgente contre l’Ébola (UNMEER).

Du sang africain, apporté par ceux qui ont lutté pour l’indépendance et qui ont contribué à créer la richesse de nombre de nos pays et d’autres, dont les États-Unis, coule dans les veines de Notre Amérique comme partie intégrante du creuset qui a forgé les cultures latino-américaines et caribéennes.

L’Afrique et Cuba sont unies par des liens indissolubles. Plus de 76 000 coopérants cubains ont prêté des services de santé dans trente-neuf pays. Plus de 3 392 médecins de quarante-cinq nations ont été formés gratuitement ici.

Actuellement, plus de 4 000 coopérants cubains de la santé travaillent dans trente-deux pays africains, et, comme l’expliquera notre ministre de la Santé publique, ils participent tous à l’effort en cours pour prévenir l’Ebola.

Le 1er octobre dernier, à la demande de la docteure Margaret Chang, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, et de M. Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, Cuba a envoyé une brigade médicale spécialisée au Sierra Leone pour participer au combat contre cette épidémie, et, demain, 21 octobre, deux autres brigades, dont les avant-gardes sont déjà sur place, partiront pour le Liberia et la Guinée.

Ces derniers jours, les nombreux cris d’alerte et les inquiétudes formulés au sujet de l’insuffisance des ressources apportées et de la lenteur des actions indiquent que la communauté internationale est de plus en plus consciente qu’il faut agir d’urgence afin d’éviter une crise humanitaire aux conséquences imprévisibles.

Je suis convaincu que si cette menace n’est pas jugulée et éliminée en Afrique de l’Ouest même grâce à une riposte internationale immédiate, efficace, dotée des ressources suffisantes et coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé et les Nations Unies, elle peut devenir une des pandémies les plus graves dans l’histoire de l’humanité.

Ce noble objectif réclame impérativement et d’urgence les efforts et l’engagement de toutes les nations du monde, selon les possibilités de chacune.

Compte tenu de la gravité du problème, j’estime qu’il faut éviter toute politisation qui nous dévie de notre objectif fondamental : contribuer à juguler cette épidémie en Afrique et à la prévenir dans d’autres régions.

Comme je l’ai dit au secrétaire général de l’ONU le 5 septembre dernier, nous avons instruit nos représentants qui ont participé à des réunions convoquées par l’Organisation mondiale de la santé de ratifier que Cuba est prête à travailler coude à coude avec tous les pays, les États-Unis compris.

Les modestes expériences du système de santé cubain nous indiquent qu’il y faut une volonté d’intégration, de l’organisation, de la planification, de l’articulation dans un travail qui est non seulement sanitaire et curatif, mais encore préventif, ce qui réclame, comme complément indispensable, un travail systémique et permanent, beaucoup de discipline dans l’exécution des protocoles médicaux, beaucoup de rigueur et d’exigence. Nous en aborderons les aspects pratiques au cours de ce Sommet.

Pour éviter d’être frappés par le virus, nous devons nous préparer intensément et travailler de concert dans les Amériques à la mise en place de mesures de prévention et de gestion de la maladie pour éviter sa propagation.

Nous tenons à présenter aux pays membres de l’ALBA et de la Communauté des États latino-américains et caribéens (CELAC) des propositions de coopération collective qui permettent de contribuer à la formation des personnels de santé, ainsi que de concevoir et de mettre en œuvre des mesures de prévention efficaces et intégrales, en donnant la priorité à Haïti et aux pays caribéens. Nous devons tous collaborer avec les États les plus vulnérables. Nous invitons aussi les nations d’Amérique du Nord à coopérer à cette tâche.

À condition que les gouvernements soient d’accord, nos coopérants de santé qui prêtent aujourd’hui service en Amérique latine et dans les Caraïbes, sont prêts à contribuer dans la mesure du possible à la prévention et à la formation des personnels, ainsi qu’à offrir leurs conseils.

En résumé, Cuba compte dans 25 pays de Notre Amérique 45 952 coopérants de santé, dont 23 158 médecins, soit 50,4 p. 100, qui, aux côtés des leurs collègues du sous-continent, constituent une puissante force pour atteindre cet objectif.

Ayons à l’esprit que de nombreux pays de notre région peuvent compter sur les 23 944 médecins diplômés à ce jour dans des universités cubaines, essentiellement ces quinze dernières années.

Je rappellerai pour conclure que, le 14 décembre prochain, nous fêterons dans le cadre d’un nouveau sommet le dixième anniversaire de l’Alliance, fruit de la volonté des peuples de notre région et de l’action d’Hugo Chávez Frías et de Fidel Castro Ruz. Nous vous y attendons, et nous pourrons y dresser le bilan de ce que nous avons décidé aujourd’hui.

Je déclare ouvert ce Sommet extraordinaire.

Je vous remercie.

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